Histoire, patrimoine, culture : VOTRE REVUE !
Depuis près de 50 ans, le Picton explore les richesses culturelles du Poitou et des Charentes. C’est LA revue de référence pour tous ceux qui, originaires d’ici ou d’ailleurs, partagent le plaisir de découvrir l’histoire régionale. Une revue qui réunit de nombreux contributeurs, tous passionnés et désireux de vous rendre compte de leurs recherches les plus récentes.
Archéologie, arts, architecture, archives… les approches sont variées et les sujets d’étude sans cesse renouvelés. De la Préhistoire au XXIe siècle, une actualité culturelle riche et vivante qui s’adresse au plus grand nombre, de l’amateur au spécialiste.
Chaque numéro présente des articles divers, et un dossier central qui propose de faire le point sur un sujet précis, à travers les approches et analyses de différents spécialistes : des regards croisés sur des thèmes de référence où l’histoire locale rejoint la grande Histoire.
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Le mot
de la rédactrice
en chef
Chers lecteurs,
MISSIVE
Chaque mois de janvier ranime ce rituel : celui des vœux. Auparavant, ils arrivaient pliés dans une enveloppe, accompagnés d’une écriture familière qu’on s’amusait à reconnaître, avant même de lire la signature. Ces lettres de bonne année avaient une lenteur délectable : il fallait attendre le passage du facteur, décacheter avec soin le papier, savourer intérieurement la voix de l’ami, du parent, devenue encre.
Aujourd’hui, nos vœux voyagent autrement. Ils traversent instantanément le monde par écrans tactiles interposés, se manifestent dans la sonnerie d’une notification supplémentaire. Nous les envoyons parfois en rafale : un message pour chacun, mais pourtant identique pour tous. Dans cette économie de mots, dictée par la vitesse, nous répondons par un émoji. Et, dans l’immensité des conversations numériques, le message perd son intensité jusqu’à l’effacement, voire la suppression. Que restera-t-il de nos correspondances ?
En ce début d’année 2026, comment ne pas penser à cette grande épistolière, Madame de Sévigné, née le 5 février 1626. Quelque 1 120 lettres, pleines d’esprit et de finesse, nous livrent un précieux témoignage sur les mœurs à la cour de Louis XIV. C’est à sa fille, la comtesse de Grignan, qu’elle s’adressait le plus régulièrement, à raison de deux ou trois courriers par semaine. Écrire, c’est offrir du temps à l’autre. C’est un geste qui accompagne une pensée, un espace de partage et de dia-logue, un acte empreint de douceur et de bienveillance.
Plus que des formules standardisées et automatiques, souhaitons-nous de la présence. Celle, concrète, d’une lettre qui attend sur une table. Celle, chaleureuse, d’un message qui ne cherche pas seulement à être envoyé, mais à être reçu. À la manière de Madame de Sévigné, faisons de nos vœux un art de relier.
Bonne lecture, bonne année !
Stéphanie Tézière



